Un pas après l'autre
magnifique journée
sûrement parce qu'ils sont libres
sûrement parce qu'il a fait beau
sûrement parce que je suis arrivée à faire ce que je voulais faire et bien plus...
le centre ne décroche pas mais j'ai le tel, et je vais appeler tous les jours.
je suis allée chez l'esthéticienne et cela m'a fait du bien
je me suis promenée, et le soleil nous a bercé, ma fille et moi
je me suis vue ce matin tel à toutes les admin que je devais faire, normal pour tout le monde, je suis très contente. C'est très rare pour moi de faire ce que j'ai prévu de faire (en étant depuis qq semaines à la maison, je me perds.. et parce que je suis très exigeante, alors je mets la barre haute, c'est d'autant plus difficile de l'atteindre..), et je voudrai continuer; vraiment. A force de rester chez moi, j'ankilose, alors oui ce coup de fil, même sans personne au bout m'a fait grandement du bien. je ne suis pas depressive, je vais bien, et je suis ravie d'avoir fait le premier pas. Ravie.
je dois encore faire qq broutilles et ma journée sera finie, et je serai très contente, vraiment
je n'ai rien repoussé, j'ai fait ma liste, sans décaler, et sans stress, sans vive allure, une chose après l'autre. c'était parfait.
je voudrai être tout le temps comme cela
je sens que je commence/ressens les prémices de ma nouvelle vie. le stress de mon job actuel part progressivement, c'est le bonheur.. mon dieu, cette femme, cheftaine, maitresse, je l'aime, j'en suis même fieère, mais je me vis davantage désormais, depuis que la vie grandit en moi. Je suis, grâce à la baisse de régime, à moins de stress, à la vie davantage en parallèle avec mes besoins bcp moins stressée, plus fidèle à ma sensibilité, plus souriante, plus vraie dans mes ressentis (toujours vraie dans ce que je fais, j'entreprends). Même dans mes temps - nécessaires - de non bonheur, de vague à l'âme, de lassitude, de normalité disons, je me ressens davantage en adéquation avec moi même, avec ma fille.
les raisons? : je crois que je me suis écoutée. j'ai stoppé le début de l'hémorragie, j'ai réussi à m'arrêter avant le clash. j'en suis tous les jours reconnaissante envers moi même. cela aide bcp à s'aimer, cette écoute de soi. mon être s'en souviendra; c'est bien d'en avoir les bénéfices non seulement maintenant mais aussi dans ma vie future. je suis contente d'en être consciente.
2ieme raison: bien sûr en lien, mais je n'étais pas obligée de l'écouter; c'est la présence de ma fille. mon dieu que je l'aime. Elle est formidable. je ne la connais pas, je ne l'ai jamais vu, mais depuis que je la porte, je suis mieux, elle me ramène, m'a ramené à moi. c'est un fait. et là, je me vis. je n'ai pas honte de dire que je suis bien. je n'ai pas honte d'avoir stoppé mon travail, d'avoir dit simplement non, je n'adhère plus, je n'accepte plus de vivre cela, de participer et de developper cette chienlit qui va amener la boite à périr petit à petit. je me sens capable de donner. ah ah , cette phrase. je donne depuis 7 mois ! ce miracle!! le don n'a jamais été mon point fort, j'en avais même très peur. et là, je n'ai pas eu le choix. cela s'est fait dans certaines angoisses, dans un cheminement avec des hauts et des bas, mais je vis ces dernières semaines, en tout cas pour l'instant - chaque jour est unique, surtout enceinte!! - dans un certain épanouissement. je n'ai pas envie du tout d'accoucher. j'ai envie de la garder à moi, j'ai envie de garder cette rondeur, cette beauté de femme enceinte, de profiter encore. socialement d'être regarder, inconsciemment, de façon différente, avec bienveillance. j'ai envie de continuer à marcher en me balançant, doucement. cela va changer, je le sais. mon ventre devient de plus en plus lourd, je sais que dans qq semaines, je ne demanderai qu'une seule chose: accoucher, sortir ma fille de moi pour respirer, dormir sur le ventre, me lever normallement, pouvoir enfin jogger, faire du vélo, monter des côtes sans être essoufler. mais pour l'instant, j'ai besoin de cette grossesse, encore. j'ai aucune honte de vouloir me sentir entourée, cocoonée par mon amour, d'être regardée avec bienveillance et prioritaire. ca aussi , c'est bizarre venant de moi, je ne suis pas du tout nombriliste, mais j'ai ce besoin, et là aussi, avec étonnement, je n'en ai pas honte. je me vis.
ce qui me rassure aussi, sûrement, c'est que j'ai aussi des bas. serai je une bonne maman? mon avenir pro? arriverai je à dormir? qui serai je quand elle sera là? l'aimerai je une fois qu'elle sera en dehors de moi, avec nous, avec les garçons? comme serai je? m'aimerai je? arriverai je à continuer à être moi? arriverai je à m'épanouir? à me développer dans cette nouvelle vie? serai je une bonne épouse? une bonne amante? arriverai je à être heureuse? - me vivre? donc à donner à ma fille selon ce dont elle a besoin, à donner à mon amour ce dont il a besoin? ces questions, mon être se les pose à longueur de journée, sans arrêt, inconsciemment. je crois comme toutes les femmes enceintes. ces questions sont nécessaires et normales. je verrai bien...
ma grossesse est une belle surprise pour moi de la vivre comme cela. je ne pensais pas me développer de cette manière, aussi positivement pour mon être, je suppose donc également pour les autres. Alors, même si je sais que je vis aujourd'hui un bon jour, je me dis que ces questions, j'arriverai à y répondre, à faire face aux difficultés du post-grossesse comme j'ai réussi à faire face aux difficultés de la grossesse - nausées, angoisses, pertes de libido, cauchemars, repli sur soi, repli sur mon enfant face aux garçons - mon amour sera là, je le sais, ma fille aussi, les garçons aussi, rien ne changera finallement, sauf qu'elle sera à l'extérieur.
je n'ai pas envie de ressembler aux autres mamans que je vois aller chercher leur bambin à l'école. comment faire?
pourtant depuis que je suis enceinte, je m'entends parler de ce que je vis avec d'autres mamans, chose inenvisageable pour moi avant. Alors, gardons notre calme. j'ai peur des clichés des situations futures, et force est de constater que, pour l'instant, mes 7 mois révolus de grossesse n'ont jamais été aussi bien que ce que j'avais imaginé. je suis capable de vivre ce qui m'angoisse, ces fameux clichés à ma façon; une fois dans la situation, cela me permet même de m'épanouir. Et d'ailleurs une fois vécus, je m'aperçois que je l'ai les ai bien vécu à ma façon, qu'ils me sont utiles, qu'ils font partis de ma vie, et que je ne me sens pas du tout - en les vivant et après - comme je les percevais de l'extérieur.
pendant qu'on y est: peur de ne plus exister après la naissance. elle me piquera la vedette. personne n'ose le dire, pourtant des milliers d'articles sur le net et dans les bouquins confirment que c'est l'une des préoccupations et une des causes du baby blues. ces regards de bienveillance, perso, je ne les ai pas compris pendant quelques mois. Une fois habituée, je les apprécie, ils font partis du package. je ne les aurai plus du jour au lendemain. Que serai je après la naissance? qui serai je? c'est dur de l'envisager. il faut le dire. là aussi aucune honte. bravo !
un pas après l'autre, surtout, avec confiance et amour.