Mercredi 2 avril 2008
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21:27
journée travail aujourd'hui.. rentrée 19h, je pose enfin mes pieds sous le bureau domicile, il est 21h28.
j'arrive à suivre, mais je speed pour la semaine 16, dans 10 jours. M'enfin on verra bien. Je suis exigeante et perfectionniste, d'où la phrase.
Hier, je suis allée chez le doc. Contrôle de routine après ma dépression, et suivi du traitement. j'avais besoin de parler. Le rendez-vous tombait à pic. Parler, mais à une personne structurée, et
extérieure. j'ai parlé de mon état, que je trouvais ma vie pas forcément pleine de rebondissements. Je m'emmerdais, en somme. Je n'ai pas l'impression de vivre, mais de voir que je vis, que je
fais. Ces derniers mois seraient un jour, ça serait pareil. je ne me vois pas avancer. Ca va, même bien. mais je ne sais pas pourquoi. Je ne me pose pas de question, je continue. je ne sais pas
pourquoi je ne pose pas de question d'ailleurs. Je ne sais pas non plus pourquoi ca va. je crois que je n'ai aucune raison que ca aille. Aucune aussi pour que ca n'aille pas. mais rien de plus.
rien de moins. la routine. Je m'emmerde. non pas de manque d'activités mais je trouve que tout est toujours pareil. Je vois passer les semaines, les week-ends, et voilà.
Il m'a dit que cet état de semi létargie était normale. Qu'il fallait patienter. Que je devais prendre le temps, de me réinstaller. paisiblement. Il a raison. grandement raison. Le temps viendra.
Ca me va bien de prendre mon temps.
Je vois bien, comme je lui ai dit, que le bonheur est bref, s'évapore dès que je le touche. Je lui ai dit mon avis sur ça: si je ne le vis pas, c'est que c'est pas le moment, que je ne suis pas
prête à le vivre. Il semble du même avis.
Il m'a dit aussi, un truc pas con auquel je n'avais pas pensé: je ne vais pas dans les choses, je ne vis pas entièrement, la vie; parce que je crains pour moi, inconsciemment. On ne reçoit que
lorsqu'on donne dans la majorité des cas. Inconsciemment, je ne donnerai pas forcement assez par rapport au bonheur auquel j'aspire, et auquel je veux, je désire, je me projette. "on ne va pas
courir au bord de la falaise. on marche. On court quand la falaise est assez éloignée". L'image est pas con et assez signifiante, sensée. Ca me va aussi. Je suis tellement exigeante ... à mon
égard.. que je voudrais courir, et que je ne comprends pas pourquoi je ne cours pas... Mon âme, mon être voit encore la falaise, et ne veut pas tomber; à nouveau. réflexe. bon réflexe. pas con.
Ca fait rudement du bien de se poser. de comprendre la raison, les raisons. de mettre des mots à mon fonctionnement personnel.
je suis rentrée de la visite, vanée intérieurement.
je me sens mieux positionnée. je n'ai pas changé ma position, mais au moins, je me sens positionnée. ca fait du bien.
Vendredi frisbee ! yes ! ;-)
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